DOMAF 2022 : le Battle Afro en ouverture

Pour cette 11e édition du Douala Music Art Festival, la danse parmi les 4 catégories artistiques (Music, Mode et Arts Visuels pour les 3 autres) a eu la primeur pour l'ouverture du bal. Sur un Battle 100% Afro, 8 candidats se sont affrontés et un seul a séduit jury et public.

La danse était à l’honneur pour cette ouverture d’activités de la 11e édition du DOMAF. C’est dans une compétition de Battle Afro inondé de talent que 8 candidats se sont confrontés. Chacun des candidats devait affronter un autre pour passer à l’étape suivante. La composition des quarts de final était constituée comme suit : D-Real vs Ivan, Karlito vs Afro Brice, Xender vs Orti 75 et William vs Mawhax.

Telle un Battle Royal, chaque étape de la compétition était singulière. C’est avec une grande énergie et pleins de technicités que les danseurs débutent. On a d’abord D-Real qui donne le coup d’envoi en battant son vis-à-vis Ivan. Karlito suit la même dynamique en défiant Afro Brice après un Tie Break. Xender et William ferme la liste des demis finalistes. Et en demi-finale, les deux s’affronteront d’ailleurs. Malgré les 3 votes du jury reçu en quart, William ne fera pas le poids contre un Xender plus jeune et bourré d’énergie. En battant D-Real avec 1 vote en sa faveur du jury et deux votes nul Karlito file en finale.

Dès le deuxième passage de chaque danseur au cours de la finale, le gagnant était déjà connu. Le troisième passage à juste confirmer le choix. En effet, avec 2 votes sur 3, comme en quart et en demi-finale, Xender sort grand champion. Pour le danseur interprète de la cabane de la danse de Yaoundé, le secret se trouvait dans le choix du style. « J’ai fait l’approche des différents styles en prenant les racines de chez nous » nous confie-t-il. Sa danse était tout un brassage de styles, du makounè au bensikin en passant par l’amapiano, la sakap et la easy Xender nous a permis de parcourir l’Afrique en restant au DOMAF.

Après notre interview avec Suzanne Nice à la fin de la compétition, son avis sur la plus-value qu’avait Xender est claire « la différence pour moi s’est faite au niveau de l’énergie, la polyvalence, la musicalité et la gestion scénique ». Même si souffrant, Karlito s’est bien battu afin d’arriver en final. « Malgré mon état de santé, je me suis battu. Je ne savais même pas que je devais arriver en finale. » Se confit-il à nous. « J’avais un manque d’air et quand je poussais un peu trop j’avais l’impression que mon souffle voulait s’arrêter. Mais j’ai fait de mon mieux, et j’ai donné ce que je pouvais donner »

Pour rappel, durant chaque étape de la compétition, les danseurs avaient droit à deux passages. Mais exceptionnellement pour la finale, à la demande du public et du jury constitué de Santana, Danielle IPA et Suzanne Nice il y a eu trois passages.

Au final c’était une compétition comblé d’émotions à tous les niveaux. Des danseurs jusqu’au public, sans oublier Mario Pounde Host de cette articulation et par ailleurs directeur artistique de la catégorie danse au DOMAF.

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